Avant

3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:30

P1050869Devant soi. Y voir flou. Ne plus savoir de quoi furent faites les dernières semaines. Ou plutôt si mais constater avec amertume qu'elles se sont remplies de toutes ces tâches qui n'apportent aucune gratification personnelle, de ces actions qui font que l'on n'est pas en accord avec soi. 

Comment poursuivre, sur du long terme ? Commencer par faire une pause où l'on redevient petite fille, à se faire chouchouter, à se laisser bercer et aimer. 

Mais devant il y a le lendemain qui arrive avec toutes les questions laissées en suspens. Les questions sur sa vie professionnelle, le sens profond du quotidien. Les questions sur la société. Tout ce que j'entends - et j'entends volontairement peu - nourrit mon foyer de révolte que je contiens de moins en moins bien. 

Qu'y a-t-il devant moi ? Je suis myope. Un panneau de signalisation routière annonce une intersection. Je décide de ralentir. Pour mieux choisir la route à prendre. Il pourrait y avoir un virage à négocier. 

Devant moi, son cou parfumé avec son rectangle de peau de bébé.

Devant, son amour et la force qu'il me donne.

Devant, son engagement citoyen qu'elle ne ménage pas. 

Devant, une écoute.

Devant, chercher comment ne plus se laisser ronger.

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commentaires

isa 05/11/2010 22:41



Tes mots décrivent plus ou moins ce que je ressens quand je reprends après une longue pause estivale (et plus les années passent, plus les retours sont difficiles). Mais ton malaise semble
réellement profond et... visceral oserai-je dire. J'en suis sincèrement navrée mais aussi inquiète et interrogative : ta formation réussie ces dernières années ? tes succès professionnels ? Je
suis sûre que tu prendras la bonne direction, et qu'il y aura la maison au tilleul sur ton chemin...



vitale 04/11/2010 17:08



bonjour, j'ai lu ce matin au travail, votre billet qui m'a bcp touché; je vis cette "traversée" depuis qq temps et j'ai attendu d'être rentrée pour y apporter mon petit mot, Oui par moments,
retrouver l'insouciance et le détachement et puis revenir au quotidien professionnel et social en se posant questions et en ravalant colère et révolte tout en les sentant mugir Je n'apporte rien
d'autre que ces mots mais je crois que sur ce chemin nous sommes "au plus près de soi" Alors avancer doucement en confiance



J 03/11/2010 23:17



Si votre cheese-cake est à la hauteur de vos haïkus, vous êtes le phénix des hôtes de la toile.


Ne lachez pas votre volant dans le virage et sachez ma chère amie que ce compliment est sincère même si ce clin d'oeil ne vaut pas un kopek, sans doute.



verveine 03/11/2010 23:04



Houlala! SANS évidemment ;-)



verveine 03/11/2010 23:03



Ton billet résonne beaucoup en moi: tes questionnements, tes doutes et tes craintes sont également les miens. J'espère juste que tout cela finira par prendre forme et donner une réponse. Pour
l'instant, c'est juste un sentiment diffus, un besoin d'aller ailleurs, mais s'en vraiment m'en donner les moyens. Même quand on est moyennement satisfait, il est difficile de faire le grand saut
pour changer de cap. KLa routine est malgré tout confortable et rassurante!