Avant

22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 17:57

Au phare, vous devez faire un rapport quotidien. Vous remplissez chaque jour une page du livre de bord, vous consignez ce qui s'est passé, comme pour prouver que la vie continue.

P1080238b

[Venise, sept. 2012]

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 05:26

20141014 123758bA Janus, il n'y a aucune raison de parler. Des mois entiers peuvent s'écouler sans que Tom entende le son de sa propre voix. Il sait que certains gardiens mettent un point d'honneur à chanter, comme on ferait tourner un moteur pour vérifier qu'il est en état de marche. Mais Tom trouve une certains liberté dans le silence. Il écoute le vent. Il observe les moindres détails de la vie sur l'île.

 


Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 19:25

20141011 094941 LLS2(...)

Il commence à mettre en place sa routine. Le règlement stipule que, chaque dimanche, il doit hisser le pavillon, ce qu'il ne manque jamais de faire, dès le réveil. Il procède de même chaque fois qu'un "navire de guerre", comme le règlementle stipule encore, croise au large de l'île. Tom connaît des gardiens de phare qui jurent dans leur barbe devant cette contrainte, mais il éprouve un certain bien-être à se conformer à cet ordre. C'est un luxe que de faire quelque chose qui n'a pas d'utilité pratique : le luxe de la civilisation.

(...)

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 05:30

(...)

Il prit une plume et nota dans le grand livre de bord relié de cuir : "Ai allumé à 17h09. Vent nord/ nord-est 15 noeuds. Temps couvert, orageux. Mer à 6." Il ajouta ensuite ses initiales "T.S." Son écriture allait reprendre l'histoire là où Whittnish l'avait laissée quelques heures plus tôt, et Docherty avant lui - il faisait maintenant partie de cette chaîne ininterrompue des gardiens de la lumière.

(...)

 

Mon journal s'appelle désormais livre de bord - même s'il n'est pas relié de cuir.

Un métier qui résonne avec celle que je suis tout au fond.

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 12:14

http://cdn1-new-europe1.ladmedia.fr/var/europe1/storage/images/media/photos/divertissement/culture/hokusai-1280x640/34555591-1-fre-FR/Hokusai-1280X640.jpg

 

 

(...) Pour la première fois, il prit la mesure de ce qu'il avait sous les yeux. A deux cents mètres au-dessus du niveau de la mer, il était fasciné par la chute vers cet océan qui venait s'écraser contre la falaise en contrebas. L'eau jaillissait telle de la peinture blanche, aussi épaisse que du lait, et l'écume disparaissait parfois assez longtemps pour révéler l'immensité d'une sous couche d'un bleu profond. (...)

 

J'étais allongée près de lui, à regarder jouer les couleurs et les textures, dans un silence fracassant.

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 18:30

Pour répondre à Sylvie, oui je lis, toujours, quelques pages de ci de là, à un roman dévoré en 2 jours.

Dans le désordre, car je ne note pas grand chose sur le sujet, si ce n'est mes désirs, il y eut ces derniers mois ou semaines : Le plus bel endroit du monde est ici ** / La briscola à cinq ** / Entre mes mains le bonheur se faufile / Ne me dites plus jamais bon courage ** / Méditer au travail pour concilier sérénité et efficacité * / Eloge de la chance * / Eloge de l'optimisme ** / Histoire d'un couple *** / A vélo, vite ** / Fish ***

 

Et en ce moment, dans mon sac il y a Fugitives, d'Alice Munro. En lisant certains passages j'ai l'impression d'être dans une scène représentée par les tableaux d'Edward Hopper.


edward-hopper-cape-cod-morningElle a la migraine. Il y a un flacon d'aspirine dans la salle de bains - elle en prend deux, se lave et se coiffe, prend sa brosse à dents dans son sac et se brosse les dents. Puis elle prépare du café et mange une tranche de pain fait maison sans prendre le temps de la chauffer ou de la beurrer. Elle s'est installée à la table de la cuisine. La lumière du soleil, qui se glisse à travers les arbres, éclabousse de cuivre le tronc lisse des arbousiers. Corky se met à aboyer et aboie vraiment longtemps avant que la camionnette entre dans le jardin et la fasse taire. (...)

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 18:31

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51AQANUFF6L._.jpgIl y a trois ans que j'ai lu cet essai, très accessible. Ce soir, interpelée et attristée par les résultats, je crois que je vais me replonger dans son analyse passionnante de la situation politique, économique et sociale française - et européenne.

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:31

1540-1 

Un très bon ouvrage qui amène à porter un autre regard sur les traits de caractère des personnes discrètes appelées aussi "introverties", en mettant en valeur les forces qu'ils représentent. Cela fait beaucoup de bien... et me permet de mieux comprendre certaines de mes réactions ou ressentis, la gestion de mon énergie.

 

A chaque page de chaque chapitre j'ai cru voir apparaître la description de celle que je suis...

 

Par symétrie, je comprends mieux le fonctionnement des personnes dites "extraverties".

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 10:29

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51OTAs4FGlL.jpgAprès les librairies, voici les expériences de différents écrivains avec le tricot, compilées dans un recueil qui offre aussi des modèles. Parfait mélange, dans la langue de Shakespeare.

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 16:30

2014-02-24 07.26.55C'était en septembre dernier, à Berlin. J'étais bien décidée à me lancer dans la lecture dans la langue de Shakespeare, qui m'avait jusqu'alors toujours tenue en échec (et j'avais peu persévéré, je dois bien l'avouer). J'étais motivée, et je voulais de Berlin rapporter aussi un morceau de sa gastronomie. Sur les conseils de deux amies berlinoises nous avons découvert la librairie Dussmann dans le quartier Mitte, et c'est cet ouvrage que j'ai glissé dans mes bagages. A chaque fin de chapitre une recette, celle que Luisa évoque au milieu de son histoire, depuis son enfance berlinoise, puis sa jeunesse et ses débuts d'adulte à New York, pour retrouver enfin Berlin. Il y a un bout d'Italie aussi, sa maman étant italienne.

J'ai cuisiné dimanche les "braised leeks" (poireaux braisés) : les meilleurs que nous ayons jamais mangés. Je suis très motivée pour essayer d'autres plats...

Ce livre confirme encore mon amour pour ces ouvrages alliant histoire personnelle et cuisine.

 

Luisa tient aussi un blog. C'est d'ailleurs ainsi que tout a commencé...

 

[Piètre qualité de la photo, prise dans le TGV lundi matin avec un smartphone]

Repost 0
Published by eb - dans Lectures
commenter cet article