* A 5h40, en attendant mon bus pour rejoindre la gare, l'odeur des viennoiseries de la boulangerie voisine. Elles cuisent. Je sais pourtant qu'à cette heure-là elles ne sont pas prêtes. Pour petit-déjeuner d'un croissant je dois prendre le bus de 6h10.
* A l'arrivée dans les couloirs des métros parisiens, et des grandes correspondances, d'autres odeurs - parfois nauséabondes, insupportables. Suis-je la seule à les ressentir ? J'essaie de déconnecter ce qu'elles appellent comme association, pour tenir le temps de m'engouffrer dans le dernier métro vers mon bureau - et l'air libre. Les gens autour de moi avancent, courent, se dépêchent, bousculent. Je ne me laisse plus aussi facilement qu'avant entraîner dans leur mouvement.
* Dans la rue alors que j'approche de mon bureau parisien, une mère à son enfant : "Un très bien ne vaut pas un euro." Je n'ai pas entendu la suite. J'ai imaginé que cet enfant avait demandé un euro en récompense de l'appréciation de son enseignant. Je construisais les réponses que j'aurais apportées - ici nous n'avons jamais utilisé l'argent comme motivation pour le travail scolaire.
Un "très bien", cela vaut bien plus qu'un euro, cela a une valeur inestimable. Le plaisir d'avoir su montrer que l'on avait compris la leçon, la reconnaissance, un peu de fierté, une motivation pour poursuivre, la récompense des efforts fournis...