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Nourrie

Pendant les vacances, curieuse, le temps devant moi avec ses vides et ses pleins, je me nourris. Je nourris mes envies créatrices, je nourris mes envies de voyages.
Je regarde les paysages et les objets qui m'entourent autrement, les plantes et les jardins, l'architecture et le mobilier. Je m'imprègne des ambiances. Je suis une éponge.
Quand je rentre, tout ce que j'ai emmagasiné demande à s'exprimer. Les envies de découvertes si nombreuses que je ne sais plus par laquelle commencer. Le besoin de faire, de produire - autrement qu'avec ma tête : avec mes doigts et mes sens. Créer, sortir des objets - utiles - de la terre, du fil, du papier...

Ces envies et ces besoins coïncident avec la reprise de mon activité professionnelle.
Ainsi les premiers jours de rentrée professionnelle sont un petit déchirement : je laisse en jachère le champ de projets personnels. Je quitte à regret mon domicile au sein duquel je pourrais travailler le fil, le papier, bricoler.

Je suis nourrie et je voudrais faire ressortir toute cette énergie, que je dois entretenir si je ne veux pas qu'elle s'étiole. Et j'ai moins de temps pour le faire... D'où parfois cette impression de stocker en moi des projets, des idées, des désirs, mais de peu les mettre en oeuvre.
Je couche alors sur le papier, sous forme de liste, ce que je porte.

Pour les jours où l'envie de faire m'habite mais sans idée particulière, qui flotte à la surface, concomitante à un temps libre et suffisant.
Je me replonge alors dans les projets imaginés quand ma tête était libre...

[Uzès, Gard - 14 juillet 2008]

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C
moi je trouve ça un peu frustrant lorsque je ne peux pas passer à l'action quand j'ai vraiment une envie créatrice trè forte...
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