Ce soir je suis allée à ma première séance de poterie. Ou plutôt de modelage devrais-je dire, puisque c'est par là que tout commence.
Découper de la terre faïence, neuve donc souple. Utiliser de la terre moins neuve, aussi. Commencer. Pétrir, rouler, coller. Les deux heures ont filé si vite. Tout à mon premier objet, tout en regardant aussi ceux que les plus anciens réalisaient. En écoutant les discussions sur les émaux, les couleurs, le raku.
Rentrer retrouver mes deux filles - mon homme étant lui aussi en activité (sportive) ce soir.
Dîner tardivement en compagnie de Fanny qui ne veut pas perdre une miette de mes premières impressions, curieuse comme jamais de ce que je ressens, alors que je démarre cette activité plusieurs mois après elle. Elle qui depuis septembre m'a épatée de son savoir-faire, de sa créativité, de sa connaissance du vocabulaire technique. Qui a pu, il y a quelques semaines, m'expliquer des termes que je ne comprenais pas et que j'aurai alors à utiliser. Ce soir, elle était toute heureuse de ma joie.
Au coucher, ses yeux brillaient de sa joie profonde, celle du coeur. Emotion palpable. Un trésor se niche alors au creux de mon oreille : "Maman, tu étais déjà la plus merveilleuse des mamans, et là encore plus parce que tu fais de la poterie".