Le joli mois de mai a si bien commencé. Un week-end planifié depuis plus d'un mois. Un joli week-end doux et riche, qui me paraissait loin quand il a été décidé, et puis quand nous nous sommes retrouvés, le sentiment de s'être quittés la veille...
Doux et riche week-end, parce que :
* une exposition sublime, où j'aurais pu passer encore plus de temps si ce n'était les visiteurs parfois un peu trop longuement agglutinés le nez sur les toiles. Des visages peints tellement expressifs, et pourtant empreints de naïveté. Le doré et les autres couleurs, si lumineuses. Je me suis retrouvée tout d'un coup il y a de cela quelques étés, au couvent San Marco à Florence, admirant les oeuvres de Fra Angelico.
* regagner leur maison sous le soleil, en longeant de jolis jardins fleuris et parfumés.
* des repas délicieux
* des découvertes musicales - ce soir j'écoute en boucle le dernier album de Calogero, qu'elle m'a fait découvrir. Ce lumineux album sera associé à ce week-end, toujours.
* des discussions, tout le temps. Tout peut être dit, échangé, discuté...
* découvrir encore certains de ses goûts jusque là cachés - et pourtant, je ne fus pas surprise.
* faire la connaissance de ma nièce, la première, la cousine de mes filles. Beaucoup d'émotions, pour tout un tas de raisons que je ne détaillerai pas. Comme nous oublions vite comme un enfant est petit, quand il naît au monde.
* voler quelques minutes à la venue de son amie, qui ma accompagnée plusieurs mois avec la réflexologie plantaire, et ne pas savoir trouver ma place quand je la vois en dehors de cette relation. Mais quelle joie...
* les jeux des enfants avec la chienne de la maison.
* ma fille aînée qui est un maillon de la chaîne de transmission littéraire au sein de sa famille.
* l'envie de voir un film qu'ils ont aussi envie de voir - un film qui a l'air drôle.
* profiter du geste plein d'attention de l'homme du foyer, et recevoir avec plaisir un pot de muguet qui a trouvé sa place sur le balcon de la cuisine, plein Nord.
* tisser encore nos liens, les tricoter (après avoir mis les écheveaux en pelotes), les resserrer, partager.
Lundi matin, il fallait partir. Déjà...