À la maréchale, au foin, à l'héliotrope, à l'iris, à toute cette palette de nuances lascives ou calmées, succédèrent des tons plus vifs, des couleurs enhardies, des odeurs fortes : le santal, le havane, le magnolia, les parfums des créoles et des noires. Après les fluides légers, les glacis vaporeux, les senteurs caressantes et ensommeillées; après les roses affaiblis et les bleus mourants, après les surjets de couleurs et les réveillons des tropiques, crièrent bêtement les rabâcheries vulgaires : lourdeur des ocres, pesanteur des gros verts, épaisseur des bruns, tristesse des gris, bleuissement noir des ardoises; et de lourds effluves de seringat, de jacinthe ... (Joris-Karl Huysmans, Croquis parisiens, poème en prose, 1886)