Le chocolat n'y suffit plus, ni les fleurs qui surgissent, les arbustes qui bourgeonnent, ni les couleurs de mes boucles d'oreilles...
J'accuse le coup, la fatigue s'est accumulée depuis octobre et je n'ai plus d'énergie.
Du coup tout me pèse, plus que de raison :
le temps de transport les remarques un tantinet acide de ceux qui, par besoin de se valoriser, pointent du doigt les étourderies les collègues qui passent leur temps à dire du mal de leur hiérarchie écouter les autres rédiger mes documents de stage travailler sur les projets en cours pour la formation et à cette occasion être le moteur d'une équipe
C'est la fin de "l'hiver"...
Pour m'aider à tenir jusqu'à un moment de répit, je m'automédique. Combien de temps à attendre ? Je n'ose y penser...
Je ne rêve que d'une chose : au bord de l'océan ou de la mer du Nord, ou de la Manche. Du calme. Le bruit de la nature, seul. Ne rien faire. Aucune sollicitation. Lire. Dormir. Prendre l'air.