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Ça pousse

Son retour prévu aujourd'hui. Il s'est absenté tôt de son travail, pour aller la chercher, comme convenu, en zone commerciale, là où le car qui les transportait du Vercors à chez nous déposait tous les enfants du groupe.

Le car était à l'heure - au prix d'un repas pris en roulant, sans pause pour déjeuner en extérieur.  Cinq heures de route.

Il l'a retrouvée.

Elle m'a appelée. Sa voix. Après 15 jours sans l'entendre du tout.
Elle a glissé à mon oreille, chantante, joyeuse. Ouh, quel bien cela m'a fait...

Et puis en fin de journée, une fois rentrée, la retrouver. Ma fille aînée. Partager ses joies du séjour, autour d'un repas.

L'entendre échanger avec sa soeur. Constater qu'une nouvelle forme de complicité semble se développer depuis ces vacances.

Deux jours, le temps des lessives, des discussions, des câlins. Et hop, elle s'envolera pour une semaine chez son parrain. Que d'allers et venues en ce mois d'août. L'impression d'être le point d'attache, le lieu de ralliement.

[Brindilles de céanothe du quartier, dont je tente de développer le système racinaire - Lyon, août 2009]
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M
Moi qui anticipe avec angoisse leur prochain envol, jJe devrais me concentrer sur ça: être le point d'attache. Cela m'aiderait à lâcher prise et à me sentir encore utile
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E
<br /> et je n'en suis pas encore aux années autour de l'envol vers l'autonomie, non... c'est juste les départs successifs pour les vacances scolaires...<br /> <br /> <br />