le portable sonne ce matin. Une invitation pour un moment à part. Du temps pris pour nous, elle et moi. Une heure de propos graves et légers, une heure d'échange et de partage, autour d'un café.
Une heure de pause avec elle... et le soleil rayonne sur ma journée.
Ce midi, en parlant à mes filles de cette visite, je leur ai dit combien cette amitié, si neuve - avec le sentiment que nous nous connaissons depuis si longtemps - était importante pour moi.
Je me suis d'ailleurs rendue compte que les amies, rares, si chères à mon coeur, je les ai rencontrées "tardivement", à plus de 30 ans : pas d'amies auprès de qui je chemine depuis l'école maternelle, primaire, ni le collège, ni le lycée... Une seule amie connue vers 14-15 ans, Armelle, toujours dans le cercle ; nos chemins se croisent de temps en temps, le fil parfois distendu (les km, le temps qui file) n'est jamais rompu.
J'ai longtemps cherché ce bien-être à être avec quelqu'un, ce sentiment de pouvoir parler de soi, vraiment. J'ai attendu, espéré, été déçue. Je comprends rétrospectivement que je ne savais pas, n'osais pas, parler vraiment de moi aux autres. Trop de réserve, de "ce que j'ai à dire ne doit pas l' intéresser"...
J'ai petit à petit appris à m'ouvrir aux autres. Et des rencontres ont eu lieu. Je sais que ce genre d'amitié résiste à la grande distance, au silence ponctuel...