Avant

13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 04:30

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Son nom m'évoque la délicatesse de la porcelaine. Ce bleu fut évident pour être transformé en Ishbel.

 

Modèle : Ishbel, d'Ysolda Teague

Laine : HolstGarn, coloris Wedgewood

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 21:02

L'atelier est un lieu de bricolage. On y tente des associations, de matériaux, d'objets. On y construit. On essaie. C'est un lieu de travail, manuel souvent.

J'ai la chance de pouvoir bricoler :

 

* l'écriture, au sein des ateliers de l'Aleph, de me frotter à des formes ou des sujets que je n'explorerais pas spontanément.

* la couture, dans la petite pièce lumineuse du 1er étage de la maison, à la campagne.

* la poterie, chez une professionnelle, et peut-être un jour dans la maison au tilleul

* l'origami dans mon atelier de ville, bureau blanc dans le renfoncement de la chambre

* la préparation de repas, dans la cuisine

* le fil, avec des aiguilles, un peu partout. Atelier nomade.

* les massages en réflexologie plantaire. L'atelier se résume, pour le moment, à la table de massage.

 

P1060135[Façade du théâtre des Célestins, Lyon, Fête des lumières - 11 décembre 2010]

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:14

J'aime de moins en moins le bruit, que je vis comme une agression parfois.

Au milieu des bruits subis, il y ceux que j'apprécie, ceux que j'attends, les rares bruits que j'aime :

* leur clé dans la serrure

* l'eau qui bout, la bouilloire qui siffle

* un ruisseau qui s'écoule

* les vagues

* les mots doux

* le chant des oiseaux

* les voix de ceux que j'aime, quand elles sont à un niveau mezzo ou bas

* la céramique de mon mug qui chante quand le thé infuse

* le feu qui crépite

* le stylo plume qui glisse sur le papier

* les mots étrangers

* les sons du Vietnam

* mes pas dans les feuilles mortes

* la neige qui crisse sous nos pieds

* le vent dans les arbres

* les pages du livre qui se tournent

* l'escalier qui craque

* les oignons qui fondent, ou qui sautent

* les ciseaux coupant le papier

* les aiguilles de bambou ou de bois, quand elles se croisent

* le fil qui passe à travers le tissu qu'il assemble ou qu'il brode

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 12:07

Les jours sont blancs. Je lis peu. Je bois des litres de thé, vert, ou noir aux épices. J'utilise l'écriture comme un moyen, sans objectif de fin. Je tente d'échapper à la culture du résultat à tout prix : ne pas oublier que l'importance réside aussi dans le plaisir de faire. Mes mains s'activent. Je réalise qu'au sein de mon atelier poterie je suis dans un espace de liberté - en tenant bien sûr compte des contraintes des matériaux. En déposant ici ces quelques phrases, je comprends pourquoi depuis quelques jours je me sens si forte.

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:32

Les arbres pleurent

Des gouttes d'argent au soleil :

La neige fond.

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 14:19

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Leur projet est né au printemps, neuf mois après leur arrivée dans la région. Les premières visites furent vaines, et la seule vieille bâtisse pour laquelle ils eurent un coup de foudre était trop onéreuse. C'est à l'automne, après une pause de quelques mois dans leurs recherches, qu'ils l'ont trouvée. La délicatesse des pierres roses de la façade, le puits, le jardin. Dans sa partie nord, l'hulidité rendait l'odeur d'humus très présente. Cette maison les attendait.

Au fil des saisons les week-ends sont l'occasion de se promener er d'admirer les pois de senteur rose dont les vrilles dessinent des motifs que l'on retrouve sur les nappes brodées. Quand  en regardant les champs alentours certains voient de la terre, des cultures, elle, elle admire le patchwork aux pièces ordonnées et aux teintes harmonieuses, les haies comme des coutures. Les sillons de la terre labourée dessinent les dents d'un peigne.

En jetant un oeil derrière elle, derrière eux, elle pense que les derniers choix qu'ils ont faits sont comme une suite de dessins, de mots, de lettres ou de chiffres qui dessinent le rébus de leur vie.

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 05:32

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Me croyez-vous si je vous dis qu'il en manque ?

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 20:14

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Un week-end séparés, ce fut moi la célibataire. Deux jours en ville, à bricoler. Au propre et au figuré les fils que j'utilise tissent des coeurs au crochet, une étole et des histoires. Ce soir nous nous sommes retrouvés. De la campagne, ils m'ont rapporté l'odeur du feu, imprégnée dans leurs cheveux.

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 19:40

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En marchant,

son ombre devant,

elle regarde ses hanches qui dansent.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 12:11

Lumière du matin.

En haut de la côte,

Plonger dans le bleu.

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