Lundi 14 mars 2011
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20:47
Laisser cheminer en moi les questions, y trouver une réponse qui mûrit. Analyser certaines réactions, certains mécanismes qui se mettent en place en fonction du contexte, du type de management.
Comprendre, me comprendre, mieux me connaître. Sentir la juste révolte émerger. Décider d'oser, par petite touche. Décider de reprendre une place, de trouver ma juste place. Emerger. En restant
moi-même.
Finalement ce moment du 8 mars aura été positif.
Mardi 8 mars 2011
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21:49
plouc
inintéressante
mal à l'aise
Demain est un autre jour.
Jeudi 20 janvier 2011
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12:34
2 grammes de pommade en tube.
2 grammes bien efficaces.
2 grammes dont j'ai trop souvent besoin depuis deux ans.
Fatigue et stress ne font pas bon ménage avec ma lèvre inférieure.
Ecouter les signaux de son corps.
Et en tenir compte...
Mercredi 3 novembre 2010
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20:30
Devant soi. Y voir flou. Ne plus savoir de quoi furent
faites les dernières semaines. Ou plutôt si mais constater avec amertume qu'elles se sont remplies de toutes ces tâches qui n'apportent aucune gratification personnelle, de ces actions qui font
que l'on n'est pas en accord avec soi.
Comment poursuivre, sur du long terme ? Commencer par faire une pause où l'on redevient petite fille, à se faire chouchouter, à se laisser bercer et aimer.
Mais devant il y a le lendemain qui arrive avec toutes les questions laissées en suspens. Les questions sur sa vie professionnelle, le sens profond du quotidien. Les questions sur la société.
Tout ce que j'entends - et j'entends volontairement peu - nourrit mon foyer de révolte que je contiens de moins en moins bien.
Qu'y a-t-il devant moi ? Je suis myope. Un panneau de signalisation routière annonce une intersection. Je décide de ralentir. Pour mieux choisir la route à prendre. Il pourrait y avoir un
virage à négocier.
Devant moi, son cou parfumé avec son rectangle de peau de bébé.
Devant, son amour et la force qu'il me donne.
Devant, son engagement citoyen qu'elle ne ménage pas.
Devant, une écoute.
Devant, chercher comment ne plus se laisser ronger.
Lundi 26 juillet 2010
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21:42
L'idée me trottait dans la
tête depuis quelque temps, mais ce n'est que cette année, que cet été, que j'ai décidé de la mettre en oeuvre, en jetant les bases d'un apprentissage.
Je suis partie ce matin le sac rempli de mon cahier projet entamé il y a quelques semaines, d'un drap, d'un plaid et d'une paire de chaussettes.
Je suis partie ce matin un peu trop tard pour arriver sereinement - mes yeux cherchaient souvent l'heure pour m'assurer de ne pas être en retard.
Je suis partie ce matin vers un autre chemin que les réunions à coordonner, les compte-rendus à rédiger, les business case à calculer, les solutions à imaginer, les
projets à justifier, les individus à motiver.
Je suis partie ce matin acquérir les rudiments de la réflexologie plantaire thaïe.
J'y retourne demain, et encore le jour d'après.
Lundi 8 février 2010
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20:17
Quand mon corps veut me
faire comprendre que j'abuse, que je ne respecte pas les pauses nécessaires en ce début d'année si chargé.
Quand mon corps veut me rappeler l'attention que je lui dois.
Il enchaîne rhinopharyngite, petite tension, trachéite, laryngite, cela s'infecte et gagne la sphère ORL. La fièvre arrive, j'ai l'impression d'avoir des oreilles gonflées, les cordes vocales
déraillent.
Il faut alors accepter la médication de cheval, dont je n'avais pas eu besoin depuis longtemps : antibiotiques et cortisone.
Il faut accepter un temps d'arrêt, que je sais nécessaire et utile - pourquoi ce chatouillement de culpabilité alors ?
Jeudi 10 décembre 2009
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21:49
et je vais bien. Ces derniers temps je n'ai pas su endiguer un flot de panique et de mal être face à une montagne de travail trop haute à mon goût, et surtout dont je
ne percevais pas le sommet. Alors il y a eu des soirées, des moments dans le week-end, des heures de RTT, où le travail fut mon occupation. Pas de mots ici, pas ou peu de mots chez vous, mon esprit
n'était pas disponible pour l'échange et le partage. Je traitais le soir ce qui me permettrait de mieux vivre le lendemain. En plus du reste.
Je me voyais faire et constatais bien que ce n'était ni souhaitable, ni normal, mais il y a eu ces jours où je n'ai pas su faire autrement. Il y avait cependant toujours une petite alarme cachée
quelque part qui parfois sonnait pour me dire de faire attention à moi.
Au milieu
* j'ai quand même pu passer du temps avec mes parents - venus admirer la poésie de Lyon sous ses jeux de lumière.
* j'ai cuisiné des cakes au thé vert matcha
* j'accompagne mes filles dans leur travail scolaire - pas toujours avec la sérénité que je voudrais.
* j'ai terminé le poncho en mohair et soie, orange, pour ma fille aînée.
* j'essaie de tenir le cap de nos projets familiaux court terme.
Demain, j'ai des listes à enrichir.
[Lyon, Cour de l'hôtel de ville - Samedi 5
décembre 2009]
Jeudi 17 septembre 2009
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18:57
Les chassés-croisés ne sont pas le privilège des vacanciers, ni de la saison estivale.
Les jours filent, nous ne voyons rien, mais dès que nous pouvons nous arrêter quelques minutes sur notre mode de vie actuel, nous constatons cette course.
Lui : Lyon Lyon Lyon Paris Lyon Lyon Lyon etc.
Elle : Lyon Lyon Paris Lyon Paris Le Mans Lyon Paris Lyon etc.
Les échanges entre adultes sont réduits au nécessaire. Les baisers donnés aux enfants les saisissent dans leur sommeil, très tôt le matin ou tard le soir. La fatigue nous assaille aussi, et
réduit les moments que nous pouvons partager.
Heureusement, certains de ses déplacements à lui sont réduits - prévention santé...
L'impression d'être en apnée. La prochaine bouffée d'oxygène, elle sera lusitanienne, dans un peu plus d'un mois.
D'ici là, malgré ce rythme que nous ne maîtrisons pas, sur lequel nous avons difficilement prise, nous assurons de manière primordiale l'accompagnement de nos enfants. Nous essaierons aussi de
fêter nos 15 ans de mariage, en amoureux autour d'une bonne table. Les plantes ont soif. Le linge s'accumule. Les repas sont très simples.
Mardi 8 septembre 2009
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19:52
Un jour comme depuis 10 jours, un jour où les
jambes sont lourdes pour aller dehors et rejoindre mon bureau. Même le dimanche elles sont lourdes, même ce dimanche elles ont du mal à me porter dans l'ascension de la colline de Fourvière. Un
jour où le doute poursuit son travail de sappe et où le niveau de confiance en moi, en mon travail, baisse. Un jour où je continue à pratiquer l'auto-dévaluation. L'énergie si positive de la fin
de l'été se morcelle.
J'essaie d'en rassembler les pièces. Je me dis que vraiment je dois me vendre et ne pas me laisser marcher sur les pieds. Je dois oser dire.
Le midi du dixième jour, un déjeuner en toute complicité, une oreille attentive, des mots parfois difficiles à entendre. Quelle touche de lumière cependant, et puis la possibilité d'en parler,
d'être entendue et comprise.
L'après-midi du dixième jour, une salve de retours positifs sur ce dont je doutais depuis 10 jours. Je crois qu'il est assez perspicace pour avoir perçu que la flamme qui m'anime vacillait, que
la gnaque était rongée. Il est assez fin pour avoir senti que c'était le moment de me dire ce qu'il avait à m'annoncer.
Reconnaissance. Le dixième jour fut une rupture.
NB du 9 septembre : pour lever les doutes, la rupture indiquée est la rupture du cercle vicieux dans lequel je me traînais depuis 10 jours, cerlce vicieux de perte de confiance en soi... C'est
donc une rupture positive !
Vendredi 5 juin 2009
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18:33
Mes montagnes, celles qui surgissent soudainement
devant moi, alors que je ne voyais jusqu'à présent de de douces collines, un paysage vallonné...
Le reflux soudain d'énergie y est, je le sais, pour quelque chose. Quand je regarde devant moi les semaines qui me séparent des vacances (mi-juillet), je ne me dis
qu'une chose, que je me martèle : "tiens bon, tu vas y arriver, cela a une fin".
Et bien sûr qui dit montagnes dit doutes, craintes de ne pas être à la hauteur. Pourtant quand je laisse place à ma raison, je sais que j'ai la confiance de ceux qui me confient mes missions. Et
je n'ai pas de motif de ne pas y arriver. Mais cela ne suffit pas toujours !
Et je passe sur les demandes de plus en plus nombreuses de me voir plus souvent (sous-entendu : à Paris). Heureusement certains envisagent de se déplacer. Ils ont
tout à y gagner, pourtant : la chaleur, le soleil, et un bon repas. Mais il faut se lever tôt, et regagner son domicile tard.
En attendant de démarrer les semaines effarantes qui m'attendent, j'ai eu la joie de trouver ce soir mon paquet de trésors : des pochoirs, de la ficelle métal et papier, et des pinces en hêtre
qui "tiennent tête même aux vents les plus tempétueux".
Et puis demain, malgré le mauvais temps, on va visiter deux maisons.Celle de mes rêves et celle des siens. Ce n'est évidemment pas la même... sinon cela manquerait de piquant.
Edit du 6 juin : beaucoup d'envies à concilier aujourd'hui, alors nous avons sacrifié la visite de la maison prévue ce matin (celle de
mes rêves). Là nous partons, sous le soleil sur la colline.