Avant

23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 21:21

Mes yeux sur la Beauce plate comme une mer d'huile, le matériel agricole en paquebot coloré. Isolé au milieu de la terre au repos ou de la terre fertile.

Mes doigts sur le clavier - aïe ma plaie à la pulpe du majeur. Souvenir de la terre cuite découpée, larme rouge dans le joint gris. Ardoise mat, tesselles noires et brillantes, dont les reflets sont couleur d'orage - comme parfois le ciel offert par la trouée dans le toit.

Mon odorat dans mon quartier et ma peau dans la douceur de l'air. Rejoindre le port et sentir que ce n'est pas le moment de prendre le large. L'attache est tellement nécessaire, à des périodes plus que d'autres. C'en est une. Mes oreilles qui goûtent les conversations voisines pendant que mes yeux glissent sur des pages, que mes doigts entremêlent du mohair et de la soie, que mes pensées me reposent ou m'interpellent.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

verveine 24/03/2011 21:47



C'est fou comme la lecture de tes textes fait surgir des images dans ma tête...



eb 06/04/2011 20:46



j'ai écrit ce que mon esprit photographiait, alors je suis heureuse de voir que tu as vu les images que mes mots ont décrites.



Chani 24/03/2011 16:22



Comme j'aime faire le voyage jusqu'ici !



eb 06/04/2011 20:46



merci Chani, et bienvenue !



isa 24/03/2011 13:17



Magnifique !



eb 06/04/2011 20:46



merci Isa... Comme cela me fait chaud au coeur !



claicile 24/03/2011 06:17



c'est tout simplement beau ........


 


et serein !bises



eb 06/04/2011 20:47



merci Claicile. Réécrire, après...