Avant

2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 18:47





Après Serpa, Serpa la blanche, la lumineuse, la silencieuse, nous avons croisé des gens du voyage. Qui portaient tous leurs biens sur deux carioles, chacune tirée par deux chevaux - d'autres accompagnaient le petit convoi, accrochés à l'arrière.
Après ceux-là, revus le lendemain près de São Pedro de Corval, après eux donc, deux villes, Moura, puis Mourão. Toujours chaulées de blancs. Mais plus colorées cependant, puisque la couleur de la peinture utilisée pour la bande du bas du mur (je crois que c'ette bande de peinture a un objectif sanitaire - si quelqu'un a des informations à ce sujet, je suis preneuse...), pour souligner les détails architecturaux, n'était pas grise : le bleu et le jaune ont fait leur apparition. Des jardins ont continué de jouer l'exotisme, en nous offrant palmiers, bougainvillées, hibiscus. Premiers azulejos. Premiers petits groupes - surtout masculins - vus : se retrouver et discuter. Notre horaire de visite de ces deux villes était plus propice à observer les gens.
Passer la soirée dans un village perché - au dessus des champs d'olivier, auxquels se mêlent les premiers rangs de vigne, au-dessus des étendues d'eau crées artificiellement par la construction d'un barrage qui a chamboulé la vie d'un village : tous ces gens qui ont dû laisser derrière eux, enfouir sous l'eau, une part de leur histoire, les dépouilles de leurs parents. Une région à l'équilibre  climatique perturbé. Etre tout d'abord dérangés par la foule de la fin d'après-midi qui sillonne ce petit village.  Puis profiter de notre solitude la tombée de la nuit venue - tous quittent le village pour aller dormir ailleurs. Nous jouons avec la lune, avec la lumière, avec le coucher de soleil. Nous nous asseyons et, dans un silence aussi profond que la nuit, admirons la citadelle éclairée.

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