Avant

10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:16

L'enveloppe kraft ouverte ce matin, à l'aube - La canicule, l'absence totale de souffle de vent, quand je me réveille, puis quand je sors de l'immeuble - Le marché en solo, le poids du caddie et du panier, pleins de tomates, courgettes, coriandre, aubergines, melons, fromages, pêches, abricots, fraises, framboises - Une pause sur le chemin du retour, boire une café et un verre d'eau, en mangeant le croissant acheté chez le boulanger. Toujours généreux il m'a offert une chocolatine. Je la garde pour la route - En buvant le café, feuilleter le dernier n° de Saveurs magazine.  Envie de réaliser un nombre certain de recettes. Se laisser transporter au Vietnam - tiens, quand pourrions-nous y retourner ? - Garder quelques fruits et légumes pour la ville, préparer tout le reste pour la campagne. Chercher de l'air dans l'appartement. Peine perdue - Remplir la voiture - Attraper les chats (ce ne fut pas une mince affaire) et les déposer dans la voiture - Préparer un thé glacé pour la route - Partir. Rouler seule, tranquillement, les vitres ouvertes. Quitter l'autoroute complètement bouchée dans le sens contraire. Traverser les villages dorés du beaujolais. Au sommet, l'air frais s'engouffre. Au milieu des sapins, la route serpente, je sors mon bras complètement, il danse. Je me sens libre - Arriver. Ouf. - Ouvrir la maison et se laisser surprendre par la fraîcheur - Vider la voiture, puis se déchausser et laisser le carrelage me transmettre une température si agréable - Appeler, rassurer, répondre au téléphone, ramasser mon courrier. La belle carte brodée, aux tons de vert en dégradé - Cuire deux oeufs mollets. Ouvrir une tomate. Arroser d'un filet d'huile d'olive. Se régaler, l'huile est si parfumée - Faire des lessives et les étendre ; par forte chaleur l'étendage du linge devient un plaisir : les mains sur le linge frais et humide - Sentir une certaine lourdeur, se poser au frais - Boire du thé vert Kyoto, glacé. Des litres - Lire un peu - Quelques courses. Au retour une belle buse s'envole sous mes yeux. Cela équilibre les deux animaux morts écrasés vus sur les grandes routes empruntées le matin, un hérisson et un écureuil - M'asseoir sous le tilleul, là où l'air circule et rafraîchit. Ecouter le silence - Prendre soin de la maison - Ecouter le tonnerre gronder - Tel un brumisateur, se laisser atteindre par ces goutelettes si fines et légères - Discuter au téléphone avec une amie, la remercier encore - Me préparer pour sortir - Rejoindre, sur l'autre mont, nos amis, pour la soirée - Echanger, dîner, ensemble. C'était doux, et bon - Re-découvrir la saveur du saumon cuit au barbecue - Leur commander du vin - Regarder le coucher du soleil, être saisie par le bleu presque turquoise, le rose rouge - La première étoile apparaît. Ce sont ensuite des éclairs qui parsèment le ciel nocturne - Décliner une invitation à voler, pour laisser de la place au matin de solitude qui m'attendait, et venait combler mon envie - Reprendre la voiture, rouler dans l'air frais et la nuit noire que seuls mes phares transperçaient. - Chercher la serrure à tâtons, entrer et refermer aussitôt la porte - Me poser et monter rejoindre Morphée - Repenser à tous les jolis moments de la journée -  Penser à ce que j'aurai envie de faire le lendemain - Fermer les yeux et traverser la nuit.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

catherine 15/07/2010 08:10



Quoi?? c'était ton anniversaire hier???? mais je savais pas moi.................



isa 14/07/2010 22:59



Mais bien sûr, quelle linotte je fais... Bel anniversaire ma belle, cette journée était parfaitement à ton image. Je t'embrasse de tout coeur !



isa 12/07/2010 00:48



Quelle fraîcheur dans ce billet... j'en ai ressenti le souffle léger et apaisant.



Mam'zelle Hérisson 11/07/2010 17:40



Quelle belle journée !


(Quel beau billet !)



Lapichon 11/07/2010 13:40



Merci pour cz partage sensible de  ces petits moments qui font une journée : j'ai eu l'impression de les vivre aussi...