Avant

20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:05
C'est ainsi que je suis. Assaillie.
Par la charge de travail : laisser une situation propre, assumer jusqu'au bout ma fonction, et parvenir à caser dans un emploi du temps trop rempli des périodes de passage de connaissances à celles qui me remplaceront. Limite panique parfois. Mais non, je devrais passer au-dessus, je me connais. Je sais absorber cette charge ; il me suffit de mettre les tâches dans le bon ordre, de lister, de faire. Et tout tient dans le temps imparti.
Par la fatigue : je me traîne intérieurement d'un endroit à l'autre. Il est si difficile de sortir du lit le matin. Pourtant le soir je ne veille pas très tard. Le poids du sac à dos avec le "portable" devient insupportable.
Par les doutes : il suffit parfois d'une phrase, d'un mot, pour ébranler mes choix. Il sont faits, je ne reviens donc pas dessus. Néanmoins ce genre de phrase m'emplit de question, de doutes, et je bataille contre ce manque de confiance en moi.
Toutes ces luttes me demandent tellement d'énergie. Bienfaisant Qi-Gong de lundi soir, qui me permet de ne pas prendre l'eau.

Heureusement ces deux dernières semaines il y a eu les mots des enseignants sur mes enfants, qui ont su s'adapter, rebondir, et poursuivent leurs apprentissages sans heurts.

Un jour, comme elle, je courrai, gracieuse et sûre de mes pas.
[Hue, Vietnam - Juillet 2008]

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commentaires

Martine T 22/01/2009 22:47

Bonsoir Emmanuelle, je n'ai pas eu l'occasion de te croiser dans la journée.Il est normal que tu te sentes "chahutée" par cette période de transition. Pour le passage de connaissance, fais "light". Tant pis si ce n'est pas aussi parfait que tu le voudrais. J'ai vu tant de personne ne pas trop se casser la tête et ca ne les a pas dessservi. De toute manière, il reste une équipe sur qui se reposer.Garde toi des moments pour faire ce que tu aimes ou pour ne rien faire.Grosses bises

eb 23/01/2009 22:20


Bonsoir Martine, pour parvenir au "tant pis si ce n'est pas aussi parfait que tu le voudrais", j'ai du travail sur moi à faire... mais j'en ai conscience, c'est déjà ça ! Un pas après
l'autre... et je ne suis pas sûre de changer en deux mois... la limite, ce sera le temps. Grosses bises (je dévore "la sophrologie au féminin").


Anne-So 21/01/2009 17:32

On ne se connait pas (sinon par quelques commentaires), mais... tu le fais déjà, non ?Courage pour cette période chargée, surtout se garder des moments "libres" le week-end, pour compenser (je connais, c'est la même chose pour moi en ce moment..)

eb 23/01/2009 22:17


quoi, courir (au figuré) en me sentant gracieuse et légère ? Non... je ne me sens ni gracieuse ni légère, en ce moment. Je peine. Les choses sont lourdes à porter. Je sais que cela aura une
fin... Je suis peu chez moi alors le week-end je voudrais lui faire contenir tout ce que j'ai envie de faire et que mes absences ne me permettent pas (ou pas assez) de faire. Cela va de
l'accompagnement des enfants dans leur éducation à la présence auprès de l'homme aimé, essayé de voir des amies, faire quelques petites courses etc etc... mais tu connais sans doute ;-) Bon courage
à toi aussi, alors.


claicile 21/01/2009 16:04

chaque chose en son temps .tout va se mettre en place non ? courage !! et bises claire 

eb 23/01/2009 22:12


J'agis pour que chaque chose trouve sa place. Et moi aussi...