Quelques extraits de samedi soir dernier.
Cette année scolaire, j'aurais
mangé environ 32 barres chocolatées (twix ou bounty)
bu quelques dizaines de café matinaux, au Cnam, plus ou moins bons
déjeuné de sandwiches (bof), de salades chères (euhm) ou de repas chinois (miam)
avalé 5 ou 6 plaques de chocolats, le soir, pour me soutenir en travaillant (Noir praliné)
monté ou descendu des centaines de fois les 3 étages (chacun comportant 3 volées d'escaliers) qui menaient dans l'aile de l'INTD
copiné avec un PC portable (aimablement emprunté par mon époux pour nécessités scolaires) : pas une journée / soirée sans y travailler
rongé mes ongles plus que jamais
douté de mes choix
assisté à tous les cours et tous les TD (je me reconnais bien là), sans exception
imprimé la quantité de trois rammettes de papier
eu envie de vacances comme jamais auparavant
pu accompagner mes enfants à l'école / au collège de temps en temps (cela ne m'arrive jamais quand je suis en entreprise... donc je ne l'ai jamais autant fait, depuis qu'elles sont scolarisées, i.e. 8 ans)
rencontré des personnes d'horizons variés et si différents du mien
été heureuse d'avoir su et osé faire le choix de cette formation
appris encore
découvert
Etrange sensation... après avoir pendant des mois attendu la fin de ce cursus, tellement nous avons souffert... la fin des cours c'est pour demain 17 h...
Et cela fait tout drôle : réaliser que l'on ne va plus voir
ses compagnons de cours et projets depuis 8 mois les profs le quartier la caféteria et Monique (la barwoman) le balai des appariteurs les salles de cours étouffantes les amphis pas rénovés les 3 étages d'escaliers les cantines chinoises de la rue Volta
Je pourrais vous parler de mes dernières lectures.

Toutes les deux très intéressantes par l'étude des personnages (dans le premier : un chasseur de tête, dans le second : un homme, une femme). Des livres bien écrits, lus sans discontinuité dès qu'un moment s'offrait à moi.
Je pourrais aussi décompresser après cette journée pendant laquelle a eu lieu la dernière soutenance de cette première partie d'année d'études (et oui, cet automne j'aurai mon mémoire à présenter) .
Je pourrais tirer les enseignements de cet enchaînement de soutenances, qui, s'il est épuisant, prenant, permet de moins stresser lors de la présentation elle-même... Je comprends ce que l'on m'a toujours dit : à force d'en faire, on les craint moins, ces présentations en public.
Je pourrais vous parler de tout ce que j'aimerais faire.
Au lieu de cela, je vais préparer quelques lignes sur la pertinence de la mise en place de produits ou d'outils documentaires conçus cette année, dans le cadre d'une étude de cas. Pour les travaux dirigés de demain après-midi.
Et je peux vous dire que je repousse le moment, sans cesse. Mais là, je n'ai plus le choix... bien que n'ayant plus non plus l'énergie de le faire, l'envie... alors que je sais que c'est constructif, nécessaire.
Edit du 21 juin : finalement ce ne fut pas si constructif que cela, et ça faisait un peu redite avec un TD précédent... heureuse de ne pas y avoir consacré trop de temps ;-)
Utilisation quotidienne des transports en commun : bus, train, métro.
Moiteur, chaleur, lourdeur rendent ces moments pénibles...
Par la fenêtre je vois bien qu'il y a de l'air, dehors : les feuilles des arbres, les jupes, les cheveux qui ondulent sous la brise.
Vite, que je sorte...
J'arrive dans ma ville, 15 mn de marche le nez au vent (avec quand même mon sac de cours). Admirer les jardins, regarder l'avancement (ou non) des travaux dans les propriétés qui jalonnent mon parcours.
Tourner la clé dans la serrure.
Etre enveloppée par la fraîcheur de ma maison.
Marcher pieds-nus pour en profiter encore mieux.
Je connais deux façons, il y en a sûrement d'autres...
Profiter de la générosité du penstemon et du rosier


Inviter une artiste à donner cours à son talent, chez soi
Aujourd'hui j'ai eu le bonheur de pouvoir faire les deux.