Je regarde l'eau en dessous, c'est séduisant. Oui, mais quand même, il est bien haut ce plongeoir.
C'est moi en ce moment : l'envie d'y aller, et la trouille.
La lassitude est envahissante, la route est longue et semble comporter des embûches. Par moment pourtant, tout semble surmontable. Et au fond de moi je ne doute pas que nous arriverons à prendre
le tournant qui se dessine.
Une première étape est terminée, les aléas administratifs et juridiques sont clos. Le 4ème passeport est en possession de son demandeur...
Prochaine étape : les visas...
ces derniers temps :
prendre des décisions importantes de choix de vie (et ne pas revenir dessus)
ne pas me sentir écoutée
avoir la sensation qu'un bien, auquel je suis si attachée, est mésestimé
ne pas m'inquiéter "d'avance", en pensant "et si ça ne marchait pas ?"
ne plus me ronger les ongles
m'arrêter de penser, ne serait-ce que quelques minutes : je ne cesse de tergiverser, j'échaffaude, j'émets des hypothèses, je me perds en conjectures...
organiser un déjeuner de fête pour 15 personnes le 1er juin
imaginer que je devrai laisser derrière moi des plantes porteuses de sens
savoir que je vais mettre de la distance physique avec des gens que j'aime
Pourtant, je suis en progrès !
Alice Ferney m'a fait vivre une heure et demie avec des générations de femmes, de mère en filles ou de mère en fils, au milieu d'une maternité enveloppante, avec
des familles si nombreuses, à la vie si difficile, menée du mieux possible malgré les deuils dus à la guerre, à la maladie.
Des veuves effectivement très élégantes. Des mères exigeantes et aimantes. Des épouses amoureuses et patientes.
Le dernier roman d'Anna Gavalda. J'avais tellement aimé les précédents. "Ensemble, c'est tout" m'avait transportée. Alors malgré des avis négatifs lus ici ou là,
j'ai voulu me faire ma propre opinion. Et puis j'avais envie de lire ce livre, de toutes les façons.
Le style est particulier, le rendant sans doute moins facile d'accès, moins fluide. Cela ne m'a pas gênée. Je trouve que cela va plutôt bien avec le personnage principal, Charles, un peu torturé
lui aussi.
L'absence de pronom personnel n'a jamais nui à ma compréhension du texte. Il faut dire que j'écris parfois comme ça...
J'ai progressé plus ou moins vite.
J'ai fini cette histoire ce soir, en n'ayant pu décrocher de l'ouvrage depuis que le soleil refaisait surface dans la vie de cet homme...
Ce n'est pas mon préféré, mais je continuerai à suivre cette auteure, dont les personnages ont une certaine épaisseur humaine.