En poursuivant ma démarche vers le mieux, j'ai commencé il y a quelque temps à acheter quelques produits issus de l'agriculture biologique. Dans mon supermarché
habituel.
Je reviens aujourd'hui d'une coopérative (Biocoop pour ne pas la nommer) avec :
- quelques provisions non périssables et des produits d'hygiène,
- des interrogations : j'ai vu des produits bio provenant de milliers de kilomètres. A mons sens le bio doit privilégier la planète non seulement par l'absence de pesticides etc., mais aussi par
la proximité lieu de production / lieu de vente (pas de kilomètres outrageux).
Pour les fruits et légumes, je persiste donc à privilégier les produits de saison, locaux, que je trouve sur mon marché. Même s'ils ne sont pas bio.
En rentrant d'avoir fait quelques courses, avant le déjeuner, je retrouve mes filles, impatientes. Elles avaient décidé de commencer à préparer le repas, en ayant
sorti un bocal de pipérade, et étaient en train de faire un gâteau au yaourt.
Je les laisse terminer, tranquillement, et je les écoute deviser.
Elles échangent sur ce qu'elles feront à manger à leurs enfants. Que des bons plats. Et elles leur demanderont de goûter à tout, au moins une fois... Un pan de notre éducation qu'elles commencent
à s'approprier, semble-t-il...
NB : Le gâteau au yaourt : j'avais un a priori. Finalement ce fut le meilleur que j'ai jamais mangé. Un goût de noisette sans doute donné par l'huile de
sésame.
Il est des moments où l'on ne sait pas quelle direction prendre, suivre ses valeurs et principes ou y faire une entorse en espérant trouver mieux. Il s'agit pour
nous de déroger à nos valeurs quant à l'école publique et laïque, quant aux chances qu'elle doit donner à chaque enfant, quel que soit son niveau, qu'elle doit épauler et accompagner.
Je ne sais si c'est une question de moyens, de volonté, de résignation.
Notre fille aînée est en 5ème dans un collège à 3 mn à pieds de la maison (l'idéal).
Elle réussit très bien. Mais est dans une classe dont elle peine de plus en plus à supporter l'indiscipline. J'ai la sensation que certains des professeurs se sont résignés, ou ont décidé, ou ne
savent pas faire autrement, de laisser ce comportement se pérenniser. D'autres sacrifient les travaux pratiques (pendant lesquels certains élèves font leur maximum de bêtises) pour ne plus faire
que du cours.
Elle prend sur elle et reste concentrée, imperturbable. Pour combien de temps encore ?
Nous envisageons ce qui va à l'encontre de ce que l'on voudrait... une école privée. Qui traite le problème de l'indiscipline avec "facilité" (le renvoi), mais aurait l'avantage de procurer à
notre enfant un mieux-être quotidien...
Réflexion en cours...
Hier matin alors que j'attendais le bus pour rejoindre la gare, je regardais le fond de mon jardin.
J'ai admiré 3 mésanges jouer, picorer, voleter, sur l'herbe ou dans les fusains.
Bonheur du jour.
publié dans :
Bonheur du jour
3
Une tapisserie plutôt célèbre, exposée au musée du Moyen Age (Hôtel de Cluny, Paris). J'irai l'admirer.
C'est aussi le titre d'un roman, qui m'a accompagnée lors de mes vacances, d'autant qu'il m'avait été prêté par une personne à laquelle j'ai bien pensé pendant cette semaine ; écrit par Tracy
Chevalier (auteure aussi du très bel ouvrage "La jeune fille à la perle"), il évoque une plausible histoire de cette tapisserie.
Présentés chronologiquement, les événements sont décrits au travers des yeux de l'un ou l'autre des personnages clés.
Je me suis laissée porter par ces descriptions précises et réalistes sans être ennuyeuses ou trop longues.
Une semaine de dépaysement complet dans un village de montagne. J'ai vécu une rupture complète par rapport à mon quotidien. Sans mari ni enfants, mais pas seule non
plus (une amie faisait le même "stage" que moi, et partageait "l'appartement" loué), j'ai découvert le monde inverse à celui dans lequel je vis tous les jours, celui de la performance, des
objectifs à atteindre.
J'ai repris contact avec moi...
Parmi les découvertes, l'idogo (Qi Gong avec bâton), dont je suis une adepte. Des mouvements doux, fluides, adaptés à toutes les morphologies, sans avoir à tenir une posture parfois
inconfortable.
Le yoga, un vieux compagnon, retrouvé, apprécié aussi.
La médecine traditionnelle chinoise, qui m'a laissée sur ma faim. J'attendais beaucoup de cette rencontre, de l'échange. Je reviens "les mains vides" mais avec mon envie toujours présente de
creuser, avec des références littéraires dans lesquelles j'ai commencé à me plonger.
De l'argile pour aider mes articulations, de l'eau souffrée.
Beaucoup de lectures (des perles), du sommeil (des nuits de bébé).
Une semaine "coupée du monde", événement que je saurai réitérer.
Il me reste à entretenir ce trésor, ces pépites. Juste pour être bien. Pour mieux vivre mon quotidien.